Jacqueline Taieb – The Complete Masterworks of the French Mademoiselle

« euh z’avez pas vu ma…brosse à dent? »

Ouais, on a déjà fait l’apologie de rappeur dégueux, de jazzmen lover ou encore de mash up Beatles/hip hop un peu idéalisés… Une chanteuse des années 60 on n’avait pas encore fait ça non ?

Bon allez, je sais, ça fait carrément fashion  et ça me gêne déjà parce que c’est  typiquement le genre de truc qu’on va nous rabâcher entre 2 leggins et 2 Slims  (Ces derniers étant déjà  « so altmodish » comme dirait Karl).  Bref vous l’aurez compris, aujourd’hui on va tâter de la variété française/yéyés made in 60’s aux émanations dignes d’un vieux Shalimar.

Bon aller les tatalleux et autres hip hop defenders, ne soyez pas trop effrayés, c’est juste une chanteuse des années 60 après tout.
Inutile de vous faire une brève description de toutes les chansons de l’album ici chroniqué puisque même si la majeure partie des chansons est plutôt sympathique (7h du Matin, Bienvenue au Pays…etc), il y en a une qui sort du lot à mes yeux.
Pourquoi alors parler d’une artiste ou d’un album si il n’y a qu’une chanson qui m’importe ? Tout simplement parce que celle-ci devient aisément la synthèse d’un style (yéyé), d’une époque, d’une jeunesse… quoi !
Et oui, l’album de The French Mademoiselle sort en 1967, période ô combien intéressante, puisqu’elle se situe juste avant « vous-savez-quoi ».
Et oui (bis), c’est le genre de musique qui parvient tout de même à te rappeler que Mai 68 ce n’était pas juste des gens qui voulaient tout péter dans la rue comme à chaque fois qu’un G8 se présente. Non, mai 68, c’était surtout des gens qui ont décidés de braver la routine idéologique et de remettre en question leurs identités ainsi que les identités futures d’une nation toute entière.
Bon je ne vais pas vous refaire un cours d’histoire (même que je pourrais, les terminales S vont se la faire voler d’ici peu…) mais je trouvais qu’il est important de faire une brève contextualisation pour bien en saisir les enjeux d’une chanson qui… bah en fait qui a tout pour être gnan-gnan !

« Qu’est-ce qu’on se marre à la fac de lettre » -> traduction 09 : « c’est trop lol la fac » (quand c’est pas en grève).

Ouais les années 60 finalement ça changeait pas grand-chose à 2009, tout le monde baillait dans les grands amphithéâtres, se plaignait de la piètre qualité des sandwichs de la cafèt’ et s’emmerdait d’entendre un type binoclard pendant 2h qui faisait que relire le bouquin chapitre par chapitre sur lequel s’appuyait son cours.  Bon on peut dire que 2009 aura trouvé un léger remède ; facebook et autres consorts (ce blog inclus bien sûr !)

Assis tout près de moi il y a des gens de psycho, des ptits gars boutonneux qui parlent de leurs âmes, et avec de grands gestes chacun fait son solo, sur la pensée de Kant, de Bergson ou de Sartre!

« Qu’est-ce qu’on se marre à la fac de lettre » étonne par sa justesse simpliste mais critique d’un milieu étudiant à la fois jouissif mais aussi hautain et immature. On se surprend vite à la fredonner, avec ou sans vibrato (c’est à vous que ce choix incombe).

Quand ça devient mignon c’est une licence de lettre, petit costard cintré grande fente dans le dos, qui vous dit volontiers avec fierté peut-être: « moi je ne lis que Gide, Verlaine ou Rimbaud »

On constate : dans les années 60 on se plaisait aussi à se vanter d’une quelconque maîtrise sur tel ou tel auteur, on se complaisait à être une sorte d’élitiste couillon et imberbe. Finalement, le monde des pisseux vantard et élitistes existait déjà.

Mais grâce à Jacqueline on voit que la critique et l’ironie aussi. Et ça, ça redonne foi en l’humanité non ? Merci Jacqueline, merci !

Clip & Sound ? (le cli est sympa mais je vous suggère de d’abord écouter la chanson sans le clip, profitez-en pour faire péter le score de votre spider solitaire.)

>>Jacqueline Taieb In the Muthafuckin Building<<

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Il était une fois le 8-bit

Hey les bokits ! Comment va depuis.. ouh.. 2 mois au moins non ?! Je constate que le blog a pas trop bougé… Ca m’rassure et ça m’inquiète : ou bien je suis indispensable et on n’ose rien faire sans moi, ou bien insupportable et donc 2 mois sans le quatrième, tout le monde a bien pu reprendre son souffle ^^

Malgré les quelques trucs qui me restent à faire niveau taff, je ne pouvais résister à l’envie de poster un truc ici : la semaine dernière, j’ai eu deux tilts « nostalgeek », à propos du 8-bit comme l’indique le titre, et j’ai trouvé que ça pouvait faire une excellente reprise d’activité, puisque pas mal de monde est déjà sensibilisé au truc. On va donc parler détournements et récupération de l’univers 8-bit, sonore ET graphique.

Et pour cela, quoi de mieux que Youtube ?! (quelle récupération de l’article précédent du Zang… Comme si c’était préparé et tout t’as vu ;) )

Pour continuer dans l’esprit des « découvertes » précédentes, je vous propose un morceau de la toute petite 8-bit Girl, Le bon petit stop motion des familles :D , pas vraiment B-bit, mais bon, on fait avec les moyens du bord hein.

Pour entrer vraiment dans le sujet, voici un remix 8-bit de Michael Jackson, « Thriller« . La « g33k music », il paraît. Faut adhérer, le concept rappelle fortement les voix overdubées au clavier+disto des Daft Punk.

On va rester dans le milieu musical, mais le coté 8-bit est ici du coté de la vidéo : superbe clip pour l’artiste Flairs, « Truckers Delight« , réalisé par Jeremie Perrin, (le lien a peut être sauté… la vidéo est limite pour passer sur youtube ^^ et je vous invite à la trouver en meilleure qualité, le lien original qui est désormais effacé était plus appréciable) qui met l’accent sur la vie d’un routier solitaire. Attention, même si c’est plombé d’humour, c’est über thrash pour de l’électro, j’déconseille fortement aux pudiques, sensibles, politiquement corrects, etc…

Et je finis en beauté, pourrait-on dire, par un des hommages au 8-bit les plus fous que j’ai vu : 1500 heures de travail pour cet hommage en stop motion en briques légo. Tout est dans l’ambiance de l’ancienne Super Ness, même la musique !

En espérant avoir fait verser une larme au plus g33ks d’entre nous…. :D

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Mais qu’est-ce qu’on trouve sur Youtube?

Salut les filles (pas encore toutes fan de mon corps ?)

Aujourd’hui je vais faire dans le léger. Pas d’éloge métaphysique sur la façon de jouer de Jack White ou encore l’atomisation verbale des Jonas Brothers, Pink  ou encore Florent Pagny!
Non aujourd’hui je suis d’humeur sympa, j’ai bien mangé bien bu, et je me persuade petit à petit que les gens peuvent écouter ce qu’ils veulent. S’il y a mieux à découvrir à l’extérieur de la caverne (mythe de la caverne chez Platon bande d’inculte !), ils le feront tôt ou tard, pas besoin d’un type aigri comme moi pour cracher sur ce qu’ils apprécient.

…Enfin bon, c’est ma marque de fabrique de lâcher des pics furtives sur les produits de la grosse industrie (attends, c’est pas un alexandrin ça ?).
Vous aurez donc encore de quoi gargariser votre mépris de l’homo economicus encore un moment avec the 4th et moi-même !

Mais pour le moment, j’ai décidé de passer en revue les quelques belles curiosités créatrices et musicales de ce que nous offrent les gens de la génération youtube ! Je vous invite à nous faire découvrir aussi des choses amusantes ou nous donner vos impressions, les commentaires sont à vous !

On commence ce tour d’horizon avec un remix de la chanson Africa de Toto, et du type le plus prisé pour n’importe quelle reprise que ce soit : Jay-zy  (il est partout ce con !)
http://www.youtube.com/watch?v=2qFTDGZn3wQ

Pour l’anecdote sachez que Africa c’est la chanson qu’on aura toujours essayé de chanter sans réellement réussir à atteindre le ton aigu de son chanteur (on a aussi  le faciès qui se crispe avec ça) mais c’est aussi une chanson qui n’aurait jamais du sortir du studio. En effet la chanson avait été composée par le batteur du groupe ; elle était simple et aux yeux de tous les autres membres ;  un peu pourrie (disons les choses comme elles sont !). C’est là qu’un des producteurs se pointent et fait son boulot, la suite vous la connaissez, Africa connaît un énorme succès.

On enchaine avec un mix de musique et d’image crée par un jeune australien : Pogo.
http://www.youtube.com/watch?v=3Za-V_lhwGg

Théoriquement tous les sons proviennent de Mary Poppins, pas un seul ne serait censé venir d’autre part. Je ne sais pas si c’est vrai (vous me donnerez votre avis) mais dans l’absolu c’est une musique extrêmement agréable à écouter. Il en a fait d’autres, notamment avec Alice au Pays des merveilles qui méritent le détour.

Toujours dans la veine musique et image voici l’énormissime, l’inénarrable, l’excellente « basicamente » de Giovanni Sample.
http://www.youtube.com/watch?v=V347cZE_JJA

Un pur produit de la culture mondialisée, Giovanni sample nous balance à la tronche  des rythmes cubains incroyables (« SALSA !! ») mais aussi des séances de dj mélangés à du chant moyen-oriental. Bref que du bon et du lourd, son site : http://www.giovannisample.com

Voilà c’était pas beaucoup mais vu le pavé que ça fait déjà, j’vais m’arrêter là.
A bientôt pour de nouvelles découvertes (en espérant vous avoir fait découvrir quelque chose, remarquez.)

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