Hey, ça va les Bokits ? (oui je sais, c’est un sandwich. Mais bon, BKT, Bokit, c’kiff kiff… Alors pourquoi ne pas également désigner les fidèles de la team par ce nom ? En plus, on va presque causer bouffe ! Et puis, c’est moi qui décide, alors on la ferme et on lit
) Je disais donc :
Freak : anormal, exceptionnel, extraordinaire. Kitchen : cuisine.
* * *
Que faut il y comprendre si ce n’est qu’on va sûrement avoir droit à une sacrée salade musicale, hors de toute convention ? De plus, les chefs livrent ici leur troisième galette : les gars se connaissent bien, ils sont à l’aise. D’ailleurs, c’est presque un sympathique trip qui nous est offert, un drive entre potes, avec ses moments de délire et ses réflexions plus ou moins profondes dans les moments plus calmes : les textes sont blindés d’humour (My new haircut, A regular guy, Broken food qui parodie une ballade à minettes) même s’ils évoquent parfois des choses très sérieuses (Michael and the syndrome, qui parle du syndrome de la Tourette, ou encore Tiny little second, sur la fatalité).
Mais ce n’est pas vraiment pour cet aspect qu’on écoute du Freak Kitchen. C’est en effet principalement pour l’alien Mattias IA Eklundh (grand pote du complètement givré Ron BumbleFoot Thal) guitariste virtuose, chanteur et charismatique frontman du groupe. Outre les riffs toujours tordus (Vaseline Bizniz, Scattered), il nous gratine de quelques soli de couturière, de la broderie rare dans le milieu du shred : Vaseline bizniz, Michael and the syndrome, My new haircut, Scattered, ainsi que des morceaux totalement instrumentaux comme Six Dildo Bob and the Bluegrass ou le final Also sprach caetera. On y discerne clairement toutes ses influences : le glam de Van Halen et le hard rock des 80’s, les dissonances indiennes et les harmoniques sirupeuses, on y retrouve même quelques éléments du swing, à la Django.
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Vous l’aurez compris, les suédois frappent fort avec cet album éponyme (10 ans déjà !). Un petit indice peu têtre avant de vous laisser test : en Inde, on vous surnomme selon votre métier, et votre nom de famille. Mattias est beaucoup allé jouer en Inde, son surnom est donc rapidement devenu Guitar Eklundh, mais il subsiste un problème : Ek lundh, en indien, ça désigne ce qui pendouille entre les cuisses de tout humain de sexe masculin. Eklundh s’est donc muté en One Dick et le surnom en Guitar One Dick, dont l’acronyme est, il n’y a pas de hasard, GOD, ce qui vous laisse une petite idée des talents du garçon…
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Afin de se faire une petite idée… Vous avez le site du groupe, avec quelques morceaux en écoute libre, et une brève description de chaque titre
Ou encore, Six Dildo Bob and the Bluegrass, My New Haircut, Vaseline Bizniz (version live siouplait !) et une dernière blindée d’humour, en live aussi, qui n’est pas sur ce cd, mais ça fait du bien quand même =D Enjoy \o/
#1 by The 4th on 15 septembre 2009 - 3:54
Pourquoi personne lâche un com’….?
Même pour dire que c’est pourri quoi si vous avez pas aimé, mais là j’ai l’impression d’écrire pour des sourds et des aveugles. J’ai volontairement pas dit certains trucs essentiels pour que les com’s s’activent un peu, qu’il y ait des avis, des précisions…
Encore sur Naked City, c’est assez difficile de réagir si on est pas un minimum blindé sur le jazz, puis le texte c’tait un sacré pavé pas facile à aborder, j’avoue, mais là, vous avez pas d’excuses !
Par exemple, j’ai pas abordé le fait que les rockers nordiques, on les connaît plutôt pour le Blöck Metöl, ni du fait que c’est un groupe qui a gagné ses premières lettres de noblesses au temps des boys band limite gays (et d’ailleurs y’a plus d’un clin d’oeil à ça, Vaseline Bizniz par exemple, ou la tenue du bassiste sur scène… C’est pour ça que j’ai mis des vidéos !) juste avant l’explosion des pop rockers anglais à minette (la clique des Muse, Placebo et consorts). C’est pourtant une part importante du jeu qu’ils entretiennent avec leur public, c’est complètement décalé comme groupe. Et pourtant ça marche.
Mais non… C’est le grand silence.
#2 by Tonio on 15 septembre 2009 - 21:07
Hey, du calme du calme, ça ne fait que 5 jours que l’article est posté, et perso, je ne l’ai vu que hier pour la première fois. Il faut nous laisser le temps de poser un commentaire.
Je vais déjà commencer par réagir sur l’avant dernier article, comme tu en reparles ici. J’suis pas (encore) super calé niveau jazz, je reste sur une base Miles, Mingus, Rollins, Hancock et d’autre, bref, les plus connus, mais cette sorte de free jazz que tu nous a sorti, perso, j’ai pas vraiment accroché. Mais c’est le courant en lui même que j’aime pas, ça donne trop un effet « brouillon » je trouve, et ça, même quand c’est Coltrane qui fouille dedans.
Je ne vais pas continuer à parler de Naked city, c’est pas vraiment l’article pour, et je risquerai de dire pas mal d’incohérence. On va revenir à Freak Kitchen, un groupe dont je n’ai jamais entendu parler (comme pas mal de groupe présenté sur ce blog, c’est ce qui fait son intérêt justement.)
Je commence l’écoute par « Six Dildo Bob and The Bluegrass Samba From H », un morceau bien influencé comme je les aime, en totale instru, assez sympa. Avec un petit sourire sur les lèvres, pensant avoir trouvé un nouveau nom à rajouter à ma discothèque, j’entame l’écoute d’une deuxième chanson, avec parole cette fois-ci, histoire de voir comment le chanteur s’en sort. »My New Haircut » commence, et là, déception : j’ai l’impression d’écouter un groupe à moitié influencé par sum41 avec une guitare qui fait tourner trois accords en boucle, une batterie et une basse. A la fin du morceau, on se rend bien compte que le morceau est quand même d’un niveau plus élevé que les 41 et d’autres, mais ça me laisse quand même un gout amer dans la bouche.
Troisième chanson : Vaseline Bizniz. On arrive à une chanson avec des riffs de bon métal bien lourd et ce qu’on remarque surtout dans la vidéo, c’est la tenue du bassiste.
Après, les paroles sont bien trouvés, ya pas à dire, et leur côté décalé sympa, mais quand la musique est pas au rendez-vous pour moi, ça me va pas! Donc plutôt déçu par ce groupe au final.
Comme c’est mon premier commentaire, je vais quand même féliciter les auteurs pour le blog qui est superbe, et que même si il y a pas forcément un max de commentaire, il y en a toujours qui lisent sans donner de réaction (comme moi jusque maintenant!)
Et puis, en tant que fan, je reviendrai sur ta phrase où tu places Muse avec Placebo… Quand j’écoute le dernier album qui arrive à mélanger le classique avec Chopin, du Queen, et des influences orientales et qui innove sur son dernier album comme aucun groupe en vogue n’aurait eu le courage de faire, je trouve ça assez révoltant. Tu peux ne pas aimer, mais pas le mettre Muse dans la même catégorie que Placebo et d’autres!
#3 by The 4th on 16 septembre 2009 - 3:32
Ouais j’avoue, je me suis un peu emballé, mais ça fait 3 articles d’affilé sans aucune réponse, alors j’estime que la frustration et l’emportement sont un peu légitimes ^^
Concernant Muse, je suis moi aussi un admirateur. Mais force est de constater que le combo s’est déjà assagit. Je suis probablement un des premiers fans français du groupe, et aujourd’hui assurément un des derniers. Quand je regarde la puissance des concerts passé, alors qu’aujourd’hui ils s’étalent en studio, non vraiment, Muse est devenu le jouet de Bellamy, je ne retrouve plus le groupe. C’est vrai, les chansons sont carrées, les arrangements souvent très recherchés, la technique est parfaite, mais je pense qu’ils devraient revenir à la puissance scénique, et exploiter cette qualité en studio. Et placebo a fait de très bonnes chansons également, Without you I’m Nothing est un album incontournable et parmi les plus hauts perchés du rock anglais, seuls ceux qui ne l’ont pas écouté peuvent contester.
Mais évidemment, on est là pour parler de Freak Kitchen. Et avant toute chose, je tiens à dire que c’est un power trio qui a pas loin d’une quinzaine d’années d’existence, 7 ou 8 cd au compteur, et qu’évidemment, c’est pas parce qu’on aime pas celui là qu’il faut aussitôt se dire qu’on aime pas le groupe et passer son chemin. Alors j’explique mon choix, pourquoi j’ai chroniqué ce skeud : C’est je trouve, leur véritable premier album. Les deux d’avant, c’est surtout Mattias, avec deux musiciens derrière.
C’est également celui ou le groupe joue le plus avec les clichés (les fameux trois accords en boucle, bien que.. payes tes accords parfois ! vraiment loin du power chord habituel), et avec lui même. Il faudrait dans l’idéal également jeter un oeil à l’album « Organic », beaucoup plus « metal ».
Sinon bah, merci pour le compliment
C’est justement l’esprit du blog, tenter de faire découvrir. De « grands débats »
ont lieu entre The Zang et moi même pour sélectionner des artistes plutôt avant-gardistes, et surtout peu connus. Il y a bien quelques exceptions, histoire justement, que les gens puissent réagir, partager, c’est ça un blog, à mon sens.
Personne n’attend « un max de com’s », mais bon, comme on dit, une ou deux réactions, une question, un « merci » ou un « change de registre stp », ça coûte rien, et ça donne envie d’écrire de voir que les autres s’intéressent