Insane Clown Posse – Bang! Pow! Boom!


Hey les gars, posé depuis la dernière fois ? Je veux pas vous faire peur, mais cette semaine, vous allez vous faire dans le froc tas d’petits morveux : on va parler d’Insane Clown Posse a.k.a. ICP ou bien le Posse. « Kessessé ce truc ? » Eh bien c’est un duo de hip-hop américain, maquillé façon « Les clowns tueurs venus d’ailleurs » qui posent sur des instrus qu’on croirait pour la plupart tous droits sortis de bandes sonores de nanards d’horreur.

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Et il se trouve qu’en ce mois de septembre 2009, le Posse a sorti une nouvelle galette. Et si on en parle dans ce blog, c’est pour deux raisons : d’abord parce qu’ICP c’est d’la balle notable et incontournable, ensuite pour le fait qu’un article traitant d’un cd d’actualité, c’était pas arrivé depuis un paquet de semaines et enfin parce que le duo marque son grand retour au Dark Carnival Concept (oui je sais, ça fait trois, mais vous connaissez le dicton…) qui a fait gagner au groupe ses plus belles lettres de noblesse via les albums « The Great Milenko » ou encore « The Amazing Jeckel Brothers« . La pochette vous met de toute façon parfaitement dans l’ambiance, aussi flippante que délirante, de même que le titre du skeud : « Bang! Pow! Boom!« , est-ce que c’est un carnaval ? C’est un hold-up ? Est-ce plutôt le bruit de mes neurones ne résistant pas, la folie m’entraînant ? Difficile de savoir.

Le disque s’enchaîne autour de divers influences : celle des albums « du bon vieux temps » d’abord (« Love« , « Boing Boing« , « Imma Kill U« ), avec des bruits bizarres comme dans l’introduction et les ambiances morbides (« Beautiful Doom« , « I found a Body« , « Vultures« ), celle des clin d’oeil (« Zombie Side« , difficile de faire plus explicite hommage au « Thriller » de feu Michael Jackson qu’on aurait aucun mal à imaginer nous pondre une chorégraphie bizarre sur le couplet groovy et tordu, « To Catch a Predator« , et son riff de fond qui ne déplairait pas aux frères Young d’AC/DC), celle du rockabilly et du psychédélique (« The Bone« , « Bang! Pow! Boom!« ) et puis aussi celle de la pop (« Juggalo Island« ), de l’électro (« Fonz Ponz« ) et du hip-hop plus « conventionnel » (« Vera Lee« , « Miracles« ).

Mais on ne saurait apprécier pleinement une production du duo de Detroit en se cantonnant aux seuls instrumentaux. En effet, les paroles décalées et le flow particulier d’ICP méritent attention : c’est un retour sans détour aux propos sadiques et sauvages, presque jamais aussi poussé en une trentaine d’albums du Posse. On se voit conter des massacre en riant, ou une parodie lyrique d’un générique enfantin pour décrire un paradis à gigolos. Les gars sont sans combine comme on dit. L’horrocore dans une de ses formes les plus pertinentes.

Evidemment, si c’était aussi simple, j’en ferai pas tout un article. En effet, le cd est sortit sous trois versions différentes : version rouge, bleue ou verte (pokemon syndrome…), qui implique que certaines chansons sont ou ne sont pas interprétées suivant la version. C’est la rouge qui sert de base à cette chronique, et comme je suis gentil, j’ai fait une petite recherche, et voici les chansons qui changent selon la version : pour la rouge « Freaky Creep Show » et « Go Shaggz », pour la bleue « Beautiful Doom » et « Over a Bitch » et pour la verte « The Clowns are Back » et « Chop Chop Slide ».

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Insane Clown Posse nous régale donc d’une galette à la fois singulière et éclectique, personnelle et abordable, qui introduit aussi bien à son propre passé qu’à de bons présages quant à sa production future : Shaggy 2 Dope et Violent J en ont encore sous la pédale. Les deux MCs catcheurs on pondu un disque qui ravira je pense autant les authentiques Juggalos que les novices qui découvrent ce duo parmi les plus barrés du milieu. Il est évident que la scène east coast underground de cette dernière décennie a largement contribué à vulgariser le répugnant, mais elle n’était pas encore née qu’ICP avait déjà tracé sa propre route. D’ailleurs, quand on se permet autant de détours avec cette facilité si déconcertante, c’est la preuve qu’on connaît bien le chemin…

Allez, faites vous peur, prenez votre pied, kiffez la vibzzzzzzz et puis re-flippez encore un peu

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  1. #1 by Bushi of One on 2 octobre 2009 - 0:24

    T’as raison mon pote c’est assez flippant comme univers.Je connaissais pas ces détraqués et je pense que j’aurais besoin de temps à saisir l’originalité du truc.disons que ça part trop dans plusieurs directions en meme temps.Mais ça a son charme je dois l’avouer.

    • #2 by The 4th on 4 octobre 2009 - 1:23

      C’est vrai que c’est pas un groupe évident à aborder. D’autant plus que les MCs ont leur univers propre (ne serait-ce qu’un groupe de hip hop qui fonde un championnat de catch, va trouver d’autres exemples…. ).

      Je recommande quand même d’aller se faire les oreilles sur « The Great Milenko » pour ceux qui ne connaissent pas du tout ICP car il est vraiment typique, et on comprend mieux l’album chroniqué ci dessus qui est plutôt un bilan : genre « bon, c’est vraiment l’horrocore qu’on sait faire le mieux, mais on a fait d’autres trucs, et il existe d’autres trucs, alors on va faire une petite synthèse de tout ça avant de voir sur quoi on repart ». C’est pour ça qu’il est interessant avec un groupe comme le posse qui a presque toujours fait dans le 100% ICP, de l’horrocore à fond dont ils sont les pionniers. ;)

  2. #3 by FullmetalJIBZ on 1 décembre 2009 - 1:32

    Excellent article que voilà ! J’apprécie totalement ton point de vue.
    Cet album me semble un peu moins agressif que ce qu’ils ont fait précédemment. Mais ont retrouve toujours ce coté barré et décalé, et toujours autant de génie au niveau des paroles.
    ICP, un vrai groupe phare.

(ne sera pas publié)